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Peintures Dessins Photographie Art contemporain Histoires de ma vie de peintre, mes sources d'inspirations, mes rencontres autant visuelles qu'humaines

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Mon atelier à divers moments... je vous laisse imaginer...

Un espace, l'atelier, de la lumière, une palette, du papier, de la toile, du temps passé à peindre, plein de temps, plaisir, doutes, recherches, solitude remplie néanmoins de joies indicibles !

 Celles qui poussent à continuer, la recherche incessante de n'être plus que formes, couleurs, contrastes, reliefs, jus colorés, noir et blanc, cendrés, nuances, tonalités, douceur ou vigueur du geste....

Ah, jouissance de la peinture, s'oublier dans l'acte !


 

 

 

 

 

 

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Des petites vues de l'atelier, il y a déjà quelques années, quand la couleur battait son plein, le fouillis aussi.

Je conseille aux âmes sensibles au désordre de regarder des photographies de l'atelier de Francis Bacon :-) 

 


Prise de vues de palette, magique

 

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IV Palette 2002

Gorgeous!!! comme disent les anglais. Voluptueuse, l'huile, onctueuse, souple, que l'on

peut travailler humide, le deuxième jour encore fraîche, le troisième un peu plus à sec, le quatrième etc...jusqu'à séchage complet, difficile de retravailler à l'acrylique quand on y a goûté ! 

 

Une petite vue d'ensemble, en 2008, je pense. Quatorze années passées dans cet atelier. Impressionnant, je n'ai pas vu le temps passer.

Quelquefois, quand ma fille rentrait de l'école à 5 heures, je pensais qu'il était 2 ou 3 heures de l'après-midi et je pensais "déjà si tard"  avec l'impression de n'être qu'au début de la journée, tellement j'étais prise par mon travail.

Le goût de peindre, il me restait tant de choses à faire, sur celui-là et celui-là, et si j'essayais ça ou ça.

Comme une gourmandise que l'on arrache à un enfant. Encore maintenant, c'est si dur parfois de m'extirper de l'atelier quand je suis dans mon monde. C'est comme un plongeon ailleurs, j'ai toujours du mal à passer de l'un à l'autre, de l'atelier au "monde réel"

Un métier étrange que celui là, qui vous absorbe souvent si totalement.

Et pourtant, j'aime les gens et ils me manquent, après ces si longues périodes de travail isolé. Et je pense à tous ceux que je rencontre et que j'aime pendant que je peins. Je peins aussi pour eux, car sans leur regard sur mon oeuvre, je ne suis rien.

Si elles savaient, toutes ces personnes, à quel point je pense fort à elles, sans souvent être capable de prendre mon téléphone pour les appeler, ou bien avoir le temps de les voir. Elles seraient étonnées de savoir à quel point ma solitude est pleine d'eux.

Ils sont dans mes tableaux, tous les moments de vie hors de l'atelier sont ma matière à peindre. Mes ressentis, émotions vécues avec les autres.

Merci à vous tous !

 

J'aime l'humain malgré ses défauts et sa capacité à détruire et à se détruire !



 

Voilà côté fenêtre......

 

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Ma super boîte de pastel que j'ai depuis l'âge de vingt ans !

Bien sûr, je la nourris de couleurs régulièrement.

C'est un cadeau que l'on m'a fait au Danemark, à l'époque où

j'y vivais. Cinq ans de ma vie... Superbe, dans une étonnante école d'art,

Det Jyske Kunst Akademiet, à Aarhus, dans le Jutland !

 

Chaque étudiant avait les clef de l'école, pouvait travailler le jour, la nuit. Cours de modèle conseillé tous les matins, des professeurs choisis parmi des artistes reconnus par les élèves eux-mêmes, pour deux ans, à raison d'une visite d'une journée intense par semaine.

Des classes formées par atelier, peinture, sculpture, gravure, tissage, céramique, élevés au même rang, pas de "sous-art"

L'étudiant s'engageait à fréquenter un atelier pendant un an. On comptait 10 élèves par atelier, tous niveaux mélangés, de la 1è à la 5è année. Un arrêt du travail le jour de visite du professeur pour parler tous ensemble de l'oeuvre de chacun.

Une école ouverte aux étudiants l'été.

Pas de notes car ils leur semblait incohérent de noter de l'art.

La seule obligation étant un travail fourni et de la présence.

Un diplôme remis d'office à la fin des cinq ans car ils jugeaient que l'on ne pouvait pas déterminer qui était un véritable artiste et qui ne l'était pas.

Bien différent du système français, un monde.

Cette école est maintenant très reconnue, c'était à l'époque une école pilote d'état mais aidée par un mécène qui permettait à tous les étudiants de l'école de faire ensemble un voyage par an à l'étranger pour aller voir des musées accompagnés de leur professeur.

Déjà à l'époque, la sélection était terrible à l'entrée, 10 élèves par an sur 500 demandes à peu près, en 1980...


 

 

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